Dany Petermann


15.03.2019 – 28.04.2019

DANY PETERMANN (*1991, LA CHAUX-DE-FONDS)

Des corps humains nus, parfois anatomiques, des oiseaux dont le bec laisse échapper des flots de couleurs, des notes de musiques, des parapluies, des ballons de baskets, de petits objets du quotidien… L’art de Danny Petermann est rempli de symboles colorés qui s’entrecroisent, s’enlacent, se répondent. Il est parsemé de mots et de phrases tantôt poétiques, tantôt énigmatiques, mélangeant langue de Molière à celle de Shakespeare.

C’est un monde de mythes et de simulacres qui, l’artiste explique, invite à la réflexion sur les « sources profondes de l’être humain ». L’allégorie qu’il aime tant à créer au travers d’associations inattendues « donne des clés ou provoque un questionnement sur ce que nous sommes capables de ressentir ».[1]

Pluridisciplinaire, le chaux-de-fonnier de 27 ans intègre le dessin, la peinture, la musique, la sculpture et l’écriture à son processus créatif. « Ce qui m’intéresse c’est le mélange de tous ces médiums et cette manière qu’ils ont de se répondre »[2]affirme-t-il, avant de souligner que ses travaux à la peinture lui donnent parfois l’inspiration pour composer de la musique ou écrire, et vice-versa. Son coup de crayon, qui rappelle celui des dessins d’enfants, est subtil et intriguant. Un style « cartoon inspired » à la Basquiat, qui investit régulièrement l’espace public à la craie pour devenir à la fois manifeste et éphémère. Son vocabulaire est « intime, parfois utilisé de manière hermétique, mais il laisse libre place aux interprétations et aux différentes lectures possibles des images ».[3]Les détournements d’objets, les sculptures que l’artiste réalise à partir de divers matériaux, endossent une aura quasi-totémique. L’univers allégorique et protéiforme de Dany Petermann est ludique, mystérieux, explosif. Il interpelle, questionne, nous invite à être spectateurs de ce que les symboles révèlent.[4]Il offre « un chemin vers l’inconnu, vers les archétypes et toutes les autres sources profondes de l’être humain ».[5]

Formé au graphisme, puis à l’illustration à la HSLU de Lucerne, Dany Petermann (*1991) est actif depuis 2010 sur la scène artistique suisse. Il a grandi, vit et travaille à la Chaux-de-Fonds. Lauréat d’un concours du service de la culture du canton de Neuchâtel, un atelier-résidence à Berlin lui est octroyé pour 6 mois en 2017. Après s’être enrichit de rencontres et d’expérimentions durant ce séjour, Dany Petermann est aujourd’hui de retour dans sa ville natale, emplit de projets et d’inspirations nouvelles.[6]Actif dans le milieu musical, il travaille notamment sur différentes performances visuelles pour ses propres concerts ou pour différents artistes suisses.[7]Il s’investit également lors de projets artistiques participatifs, où petits et grands enfants sont invités à créer instinctivement et à aller chercher ce qui se trouve au plus profond de soi. Très attaché à la Chaux-de-Fonds, il s’applique à en découvrir les ressources et à la faire rayonner lors de chacun de ses déplacements.[8]

 

[1]Dany Petermann, démarche artistique

[2]http://www.canalalpha.ch/actu/a-berlin-dany-petermann-a-perfectionne-sa-palette/

[3]Dany Petermann, démarche artistique

[4]Dany Petermann, démarche artistique

[5]Dany Petermann, démarche artistique

[6]https://www.ne.ch/autorites/DJSC/SCNE/encouragement-culture/Documents/Rapport_Berlin_DanyPetermann_autonomne17.pdf

[7]CV Dany Petermann

[8]Formulaire Dany Petermann